Anthony Davis a été le joueur autour duquel les Pelicans de la Nouvelle-Orléans ont construit leur projet entre 2012 et 2019. Premier choix de draft, six fois All-Star et auteur d’une saison à plus de 2 000 points, il a élevé le plafond sportif de la franchise avant que sa demande de transfert ne rompe durablement le lien avec une partie du public.
- Anthony Davis a disputé 466 matchs de saison régulière avec la franchise de La Nouvelle-Orléans entre 2012 et 2019.
- Ses moyennes sous ce maillot atteignent 23,7 points, 10,5 rebonds, 2,1 passes et 2,4 contres, d’après les données officielles NBA consultées en mars 2026.
- La saison 2017-2018 reste son sommet collectif local, avec une qualification au deuxième tour des playoffs après l’élimination de Portland.
- Son départ vers Los Angeles en 2019 a ouvert une fracture durable avec les supporters, encore perceptible lors de ses retours au Smoothie King Center.
Les données citées concernent le parcours NBA d’Anthony Davis et les archives sportives de la franchise. Le texte ne traite ni des blessures du joueur ni de sa préparation physique, domaines qui relèvent d’un médecin du sport et d’un kinésithérapeute.
Pourquoi Anthony Davis a-t-il changé le statut des Pelicans de la Nouvelle-Orléans ?
Anthony Davis arrive dans une franchise alors appelée Hornets de La Nouvelle-Orléans, sélectionné avec le premier choix de la draft NBA 2012. La loterie avait placé l’organisation en position de choisir un intérieur déjà identifié pour sa mobilité, son timing défensif et sa capacité à finir près du cercle. Le changement de nom vers les Pelicans intervient ensuite en 2013, mais le projet sportif repose déjà sur ce jeune Pivot.
Son profil ne correspondait pas à celui d’un intérieur statique. Davis pouvait courir après une interception, monter au cercle sur jeu rapide, finir au Dunker et revenir protéger la raquette sur la possession suivante. Cette polyvalence expliquait l’écart entre ses statistiques de Rebond et son activité loin du panier. Selon les statistiques officielles NBA d’Anthony Davis, son passage à La Nouvelle-Orléans représente 466 rencontres de saison régulière, avec une moyenne de 23,7 points et 10,5 rebonds.
Les chiffres de contre donnent une autre mesure de son influence. Ses 2,4 contres de moyenne sous le maillot local ne résument pas une défense à eux seuls, mais ils indiquent le volume de tirs perturbés autour du cercle. Dans le Basket-ball NBA, le contre visible ne vaut pas toujours la meilleure séquence défensive. Un intérieur qui oblige un arrière à modifier son tir, à reculer ou à ressortir la balle n’apparaît pas forcément dans la feuille de statistiques. Davis imposait cette prudence aux attaques adverses.
La construction de l’effectif autour de lui a pourtant été irrégulière. Les Pelicans ont alterné les associations de meneurs, d’ailiers et de pivots complémentaires sans installer une continuité suffisante pour rivaliser longtemps avec les équipes les plus profondes de l’Ouest. Le niveau individuel du numéro 23 était réel, mais une franchise ne passe pas durablement un cap avec un seul joueur dominant, même lorsqu’il cumule points, rebonds et protection de cercle.
Un regard sur la page consacrée aux Pelicans de la Nouvelle-Orléans en 2026 permet de replacer ce cycle dans l’histoire plus large de l’organisation. Davis n’a pas apporté un titre NBA à la Louisiane, mais il a fait passer la franchise d’une équipe de reconstruction à une équipe que les adversaires devaient préparer sérieusement.
Son rôle de pilier se mesure donc moins par une formule flatteuse que par une donnée concrète. Entre son arrivée et son départ, chaque ambition sportive de La Nouvelle-Orléans commençait par une question simple : comment utiliser Anthony Davis sans l’épuiser et sans laisser la défense adverse fermer la peinture ?
Quelles statistiques placent Anthony Davis parmi les records des Pelicans ?
La saison 2017-2018 constitue le repère le plus solide pour évaluer Anthony Davis dans son contexte local. Il y inscrit 28,1 points, capte 11,1 rebonds et réussit 2,6 contres par match en saison régulière, chiffres recensés par la base officielle NBA pour 2017-2018. Cette production le place parmi les intérieurs les plus complets de l’exercice.
Cette même saison, il dépasse les 2 000 points en saison régulière, une marque qui reste associée à son nom dans l’histoire de la franchise. Cette donnée doit être lue avec précision. Elle ne signifie pas qu’il a porté seul toutes les possessions, mais qu’il a combiné un volume de tirs élevé, une disponibilité importante et une efficacité suffisante pour tenir un rythme que peu d’intérieurs atteignent sur 82 matchs.
| Saison NBA | Matchs disputés | Points par match | Rebonds par match | Contres par match | Repère collectif |
|---|---|---|---|---|---|
| 2012-2013 | 64 | 13,5 | 8,2 | 1,8 | Première saison NBA |
| 2014-2015 | 68 | 24,4 | 10,2 | 2,9 | Premier tour des playoffs |
| 2016-2017 | 75 | 28,0 | 11,8 | 2,2 | Sélection All-Star |
| 2017-2018 | 75 | 28,1 | 11,1 | 2,6 | Deuxième tour des playoffs |
| 2018-2019 | 56 | 25,9 | 12,0 | 2,4 | Dernière saison à La Nouvelle-Orléans |
Les lignes du tableau reprennent les statistiques de saison régulière publiées par la NBA pour chaque exercice. Elles montrent une montée nette après ses deux premières années. Davis devient All-Star dès la saison 2013-2014, puis aligne six sélections consécutives jusqu’en 2019. Une sélection All-Star dépend aussi de la popularité et du vote, mais six présences de suite indiquent une reconnaissance durable de son niveau dans la conférence Ouest.
La production de rebond mérite aussi d’être détaillée. Un Rebond défensif termine une possession adverse. Un rebond offensif crée une seconde occasion de tir. Davis ne se limitait pas à prendre position sous le panier. Il utilisait sa longueur de bras, son anticipation et sa détente pour intervenir après des tirs lointains, souvent plus difficiles à lire qu’un tir pris à courte distance.
La valeur de ses statistiques s’éclaire encore davantage en playoffs 2018. Face à Portland au premier tour, La Nouvelle-Orléans gagne la série 4-0, selon les archives des playoffs NBA 2018. Davis affiche alors 33,0 points et 11,8 rebonds de moyenne sur cette série. Ce n’est pas un simple pic isolé de saison régulière. Il produit aussi lorsque les défenses préparent spécifiquement leurs prises à deux et leurs rotations pour lui fermer l’accès au cercle.
Cette série contre Portland reste le moment où son statut de franchise player devient le plus tangible. La Nouvelle-Orléans n’a pas seulement participé aux playoffs : elle a éliminé une équipe mieux classée, avec Davis comme point d’ancrage offensif et défensif.
Comment le Pivot des Pelicans dominait-il en attaque et en Défense ?
Anthony Davis était souvent présenté comme un ailier fort moderne, mais il occupait aussi beaucoup de séquences au poste de Pivot. Cette double lecture comptait dans une NBA qui basculait progressivement vers des intérieurs capables de défendre haut, de changer sur un écran et de repartir en course. Son gabarit lui permettait de jouer près du cercle, tandis que sa mobilité élargissait les options de l’attaque.
Sur demi-terrain, ses points venaient de plusieurs zones. Il pouvait plonger vers le panier après un écran, recevoir une passe lobée, punir une aide défensive trop lente ou attaquer face au cercle depuis la ligne des lancers francs. Il disposait aussi d’un tir à mi-distance qui empêchait les pivots adverses de rester collés à la raquette. Pour un défenseur, choisir était compliqué : monter ouvrait un couloir vers le cercle ; reculer offrait un tir propre.
Son rôle de Dunker ne se résumait pas aux actions spectaculaires. Un dunk sur course signale souvent une faille dans la transition adverse ou une mauvaise communication après un écran. La vitesse de Davis sur les courses verticales obligeait les défenses à replier plus vite. Cet effet ne se mesure pas entièrement dans une colonne de statistiques, mais il conditionne les espaces disponibles pour les tireurs placés dans les coins.
En Défense, sa qualité principale n’était pas uniquement le contre. Il pouvait protéger le panier tout en couvrant les erreurs de ses partenaires. Lorsqu’un extérieur se faisait battre sur la première ligne, Davis arrivait en aide avec une longueur qui modifiait l’angle du tir. Lorsqu’il sortait sur un porteur de balle, il gardait assez de mobilité pour revenir vers son joueur.
Cette activité avait une contrepartie tactique. Plus un intérieur doit venir aider loin de son adversaire direct, plus son équipe doit protéger le rebond derrière lui. Les Pelicans de la Nouvelle-Orléans ont parfois souffert de cette équation. Un joueur peut contester un tir parfaitement et laisser un espace pour le rebond offensif si les rotations ne suivent pas. Les statistiques individuelles de Davis étaient élevées, mais le fonctionnement défensif restait collectif.
Le cas du cinq small-ball et la place de Davis au centre
Lorsqu’il évoluait au poste de Pivot dans un cinq plus mobile, La Nouvelle-Orléans gagnait en vitesse et en espace. Un ailier supplémentaire pouvait écarter le jeu, tandis que Davis devenait la cible principale des passes près du cercle. Cette organisation exigeait toutefois des ailiers capables de fermer le rebond et de tenir physiquement sur les changements défensifs.
La NBA a accéléré cette évolution au cours des années 2010. Les intérieurs ne pouvaient plus seulement attendre dans la peinture. Ils devaient défendre sur les écrans, courir vers leur cercle et parfois se retrouver face à un meneur après une permutation. Davis possédait les outils pour ces séquences, ce qui explique sa présence dans plusieurs équipes All-NBA durant son passage local.
Pour un joueur licencié qui observe ces images, le point utile n’est pas de copier ses gestes de vedette. Il faut regarder sa course après l’écran, ses mains prêtes avant la passe et son placement avant le rebond. Un intérieur efficace gagne souvent la possession avant de recevoir le ballon.
Pourquoi la saison 2017-2018 reste-t-elle le sommet collectif d’Anthony Davis à La Nouvelle-Orléans ?
La saison 2017-2018 ne se réduit pas au total individuel d’Anthony Davis. Elle représente la seule campagne durant laquelle les Pelicans de la Nouvelle-Orléans ont franchi un tour de playoffs avec lui comme première option. L’équipe termine la saison régulière avec un bilan de 48 victoires et 34 défaites, puis balaie Portland avant de tomber face à Golden State au deuxième tour.
Le contexte rend cette qualification plus parlante. DeMarcus Cousins, l’autre intérieur majeur de l’effectif, se blesse en janvier 2018 et ne joue pas les playoffs. Davis doit alors absorber davantage de responsabilités offensives et défensives. Le groupe trouve une autre identité avec Nikola Mirotić, Jrue Holiday et Rajon Rondo. Holiday attaque davantage, Rondo organise, Mirotić étire le jeu et Davis reste le point d’équilibre de l’ensemble.
Contre Portland, la tactique des Pelicans consiste notamment à mettre une forte pression sur Damian Lillard et CJ McCollum. Holiday prend des missions défensives exigeantes à l’extérieur, pendant que Davis doit rester disponible pour protéger le cercle et finir les séquences offensives. Le résultat est net : quatre matchs, quatre victoires. Cette série montre ce que peut devenir une équipe lorsqu’elle attribue clairement les responsabilités autour de sa star.
Au deuxième tour, Golden State rappelle la différence entre une bonne série et une équipe capable de gagner le titre. Les Warriors disposent alors d’une continuité, d’un volume de tir extérieur et d’une qualité collective que La Nouvelle-Orléans ne peut pas égaler sur sept matchs. Davis maintient pourtant une production élevée avec 27,8 points et 14,8 rebonds de moyenne sur la série, données disponibles dans les archives NBA des playoffs 2018.
Le fait marquant n’est donc pas une promesse non tenue. La limite de l’équipe est visible : pour viser plus haut, il fallait maintenir une deuxième star en bonne santé, conserver des créateurs fiables et ajouter du tir autour de Davis. Les Pelicans n’ont jamais réussi à réunir ces paramètres sur plusieurs saisons consécutives.
La comparaison avec les Lakers en 2026 éclaire la suite de son parcours sans effacer son travail précédent. À Los Angeles, Davis rejoint une structure dotée d’un autre créateur majeur et finit Champion NBA en 2020. À La Nouvelle-Orléans, il n’a jamais bénéficié aussi longtemps d’un environnement aussi stable autour de lui.
La campagne 2017-2018 demeure ainsi une référence précise. Elle ne prouve pas que Davis pouvait gagner seul, elle prouve qu’un effectif bien articulé autour de ses qualités pouvait battre une équipe mieux classée et atteindre le deuxième tour à l’Ouest.
Pourquoi Anthony Davis reste-t-il hué par une partie du public des Pelicans ?
Le départ d’Anthony Davis ne relève pas seulement d’un transfert NBA ordinaire. En janvier 2019, son entourage annonce sa volonté de quitter La Nouvelle-Orléans. La décision intervient alors que la saison est en cours et que la franchise cherche encore à construire autour de lui. Pour une partie des supporters, la demande ne signifie pas seulement qu’un joueur veut gagner ailleurs. Elle marque la fin d’un projet auquel ils avaient accordé sept saisons.
Le transfert vers les Lakers est officialisé durant l’été 2019. Davis y remporte le titre NBA 2020 avec LeBron James, comme le rappellent les archives des records de LeBron James et de sa carrière. Sportivement, son choix est validé par ce trophée. Affectivement, le résultat n’efface pas la frustration des fans de La Nouvelle-Orléans, qui ont vu partir leur premier choix de draft et leur meilleur joueur de l’époque.
Le 22 décembre 2025, lors d’un match disputé au Smoothie King Center avec Dallas, Davis reçoit des huées sur une grande partie de ses possessions. Les Pelicans gagnent 119-113 après un dernier quart-temps remporté 40-26. Davis termine avec 35 points et 17 rebonds, mais sa performance ne modifie pas l’ambiance. Le match montre que la mémoire d’une fanbase ne suit pas toujours la logique des statistiques.
Les données de la rencontre figurent dans le box score officiel NBA Dallas–Nouvelle-Orléans du 22 décembre 2025. Elles permettent de séparer le sportif du récit émotionnel. Davis a produit un match majeur. Les Pelicans ont mieux exécuté la fin de rencontre. Le public a utilisé les huées comme une réponse collective à une rupture qui reste associée à 2019.
Les déclarations de Davis et la porte désormais fermée
Dans une intervention diffusée par le Draymond Green Show, Davis explique accepter l’image de « méchant » que certains supporters lui attribuent. Son argument est clair : sa demande de transfert répondait à son désir de jouer pour gagner. Ce point de vue est cohérent avec son ambition de titre, mais il ne force pas les fans à partager son appréciation de la situation.
Il évoque aussi l’absence de vidéo hommage lors d’un retour à La Nouvelle-Orléans comme le moment où il a cessé d’envisager un retour futur dans la franchise. Cette déclaration ne change pas son bilan sous le maillot des Pelicans. Elle ferme surtout la possibilité d’un récit de réconciliation rapide, fréquent dans une NBA où les anciens joueurs reviennent parfois finir leur carrière dans leur première équipe.
Le cas Davis rappelle une règle simple du Basket-ball professionnel. Les franchises évaluent les actifs, les contrats et les fenêtres de compétition. Les supporters évaluent aussi la loyauté, les souvenirs et la manière dont un départ est annoncé. Ces deux logiques peuvent coexister sans jamais se réconcilier totalement.
Pour juger son passage à La Nouvelle-Orléans, prenez les deux données ensemble. Anthony Davis a offert sept saisons de très haut niveau à la franchise, puis il a choisi de partir pour viser le titre. Les huées de 2025 montrent que l’histoire locale ne se réduit ni à ses records ni à sa bague de Champion.
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